Église et Presbystère

1214 : première mention d'une paroisse, sous l'autorité de l'Évêque du Mans

Pour bien comprendre ce que fut la paroisse au cours des siècles passés, un rappel du rôle que jouaient les différentes chapelles sur le territoires de la commune, nous sera utile pour nous donner des repères.

Avant la Révolution, ces chapelles étaient au service des habitants des châteaux, des fermes et maisons les plus proches. Au siècle dernier, elles étaient au nombre de sept, et à chacune étaient attribuées des « bénéfices » ou revenus pour l'entretien du bâtiment et la subsistance des prêtres chapelains les desservants :

  1. Dans l'église principale, dédiée à Saint Étienne

  2. Dans le cimetière actuel, dédié à Notre Dame de Pitié

  3. A la Sensive, bâtie par le Seigneur de Monfleaux

  4. Dans le cour du Château de Monfleaux

  5. Au Château de Rigardon

  6. Au Rocher, à 7 kilomètres de Saint Denis et 4 km d'Ernée

  7. Au Château du Bois Béranger, beaucoup moins grand que l'actuel suffisait pour le seul prêtre curé.

 

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L'église qui semble avoir été bâtie, vers le 11ème siècle, avait la forme d'une croix latine. Elle se composait d'une nef et de deux chapelles et d'un tout petit sanctuaire. Plus tard, de chaque côté de ce sanctuaire on ajouta deux chapelles qui autres existent encore aujourd'hui. Dans le chœur, le sol était recouvert de parquet formé de planches mal jointes. Il était entouré d'une grille de bous très lourde. La porte d'entrée était couronnée par un ouvrage en plein cintre surmonté d'une croix avec Christ en bois sculpté. Cette boiserie qui avait beaucoup souffert à la révolution fut enlevée lors de la restauration de l'Église. Vers le milieu du 16ème siècle on ajouta du côté l'épître un premier bac côté. Le clocher était alors au milieu de la nef au bas du chœur à la hauteur des portes latérales actuelles. Il était entièrement dégagé des murs et reposait sur six piliers en bois à peine hauts de quatre mètres. Peu de temps avant 1789, le pignon du sanctuaire auquel était adossé le grand autel fut démoli et reconstruit trois mètres plus loin.

En 1827, l'abbé BOISSIERE commença des réparations nombreuses dans l'église. Il fit élever une sacristie plus grande sur l'emplacement de l'ancienne et fit porter l'autel jusqu'au fond de l'église, ce qui donna plus d'étendue au sanctuaire. On comptait, dans ce temps là, dans l'église : sept autels; il en reste cinq aujourd'hui.

 

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(1 & 2) Autel du Sacré Cœur et autel Sainte Anne intérieur de l'église de Saint Denis de Gastines

  

(4 & 5) Retable du Sacré Cœur - (6) Dieu le Père – Église de Saint-Denis de Gastines

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Nous ne connaissons pas exactement le début de sa construction. Mais, penchons-nous sur les chroniques de la paroisses écrites, il y a deux siècles, par un inconnu et faisant parties des archives de la Mayenne.

La cure de Saint-Denis-de-Gastines offrait parait-il, beaucoup moins d'avantage temporels que plusieurs autres des environs, avant 1791. Cette différence venait de ce quelques communautés religieuses avaient droit de dîme dans la paroisse, et que certaines terres en étaient complétement exemptées.

Nous ne saurions indiquer les terrains qui, à cette époque, faisaient partie du temporel. Lorsque les biens de l'église, déclarés propriétés nationales furent vendus, le presbytère, la cour, le jardin, ainsi que le petit enclos situé derrière la maison furent conservés à peu près avec leur étendue actuelle. On a seulement ajouté en 1859 une parcelle de jardin à l'ouest du nouveau presbytère afin de pouvoir ouvrir des fenêtres de ce côté. Le 15 juin 1791, le Sieur Louis Ambroise GIFFARD – MONNERIE se rendit acquéreur tant en son nom qu'en celui de ses frères et sœurs du champ de la Motte pour le somme de 2000 livres, et le 28 juin suivant le champ de la Biholle pour la somme de 510 livres, comme on le voit dans un procès-verbal de vente et des reçus conservés aux archives de la fabrique. Les mêmes documents nous prouvent que le Sieur Jacques François GIFFARD- FOUGEROLLES avait acheté le 19 avril de la même année 1791 pour la somme de 2600 livres quatre pièces de terre et un pré dépendant du ci-devant bénéfice de FRÉART. Nous ne savons quel était ce bénéfice ni quelles terres en dépendaient. Le dernier titulaire fut Mr BROCHARD-VERRERIE.

 

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Découverte du cloche du 17ème siècle

Récemment la commune par l'intermédiaire de Monsieur Daniel Rousseau, a découvert un nouveau élément de son patrimoine local, une cloche daté de 1608 situé dans le clocher de la chapelle du cimetière. Cette chapelle est nommé soit la Grande Chapelle ou Notre Dame de Pitié. Une cloche remarque frappée d'une croix pattée et de fleurs de lys et du nom de son éventuel donateur René de Bazogers.

A l'occasion de découverte, et suite aux écrits et aux recherches de Mr Daniel Rousseau, nous pouvons retracer l'histoire de cette édifice.

 

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Il semble intéressant de communiquer les noms et quelques évènements de la vie des prêtres qui ont administré autrefois la paroisse depuis 1653.

 

 Prêtres à partir de 1653
Mr Jean VIEUVILLE Curé – Professeur de Belles Lettres en l'Académie de Paris, décédé en 1653
Mr BOUQUET DES NOYERS Curé – Docteur en Sorbonne, décédé en 1685
Mr Julien GODARD Décédé en 1761 à l'âge de 76 ans
Mr René MOREAU Son successeur immédiat meurt en 1776
Mr MECHIOR DE BERLIERS DE COURTOIS A remplacé son prédécesseur le 11 novembre de la même année. Docteur en Sorbonne, il fut déporté au cours de la révolution en Angleterre jusqu'en 1804. Durant cette période troublée, la municipalité de Saint Denis installa 2 curés constitutionnels.
Mr Jean DUPONT Curé le 31 juillet 1791, qui décèdera le 19 septembre 1792 à l'âge de 47 ans.
Mr Étienne André MESTIER Le remplaça jusqu'en novembre où il fut tué par traitrise sur les marches du presbytères. Après la mort de Mr MESLIER. Il n'y eut plus d'autres prêtres constitutionnels à Saint Denis, ni curés à résider dans le presbytère, mais pendant toute cette période troublée la paroisse ne fut pas privée des secours de l'église; De nombreux prêtres vivant dans la clandestinité y exercent le ministère souvent au péril de leur vie.
Mr Guillaume POTTIER La liste en serait trop longue, nous nous arrêterons donc à Guillaume POTTIER, qui après être rentré d'exil, prenait le titre de prêtre catholique missionnaire. Nous trouvons un baptême fait par lui le 17 Vendémiaire an 4 (octobre 1795). Il resta jusqu'au 21 juin 1801, date où il fut nommé vicaire puis curé de Montaudin, où il mourut en 1830
Mr MOULIN et FILLIAIRAIS Deux prêtres qui continuèrent d'administrer la paroisse jusqu'à la nomination d'un curé.
Mr René Jean RAIMBAULT Ce fut en mai 1803 que le presbytère fut à nouveau habité par Mr René jean RAIMBAULT, né à Mayenne en 1748. Il y resta jusqu'en fin d'année 1807.
Mr Joseph RENAULT Né en 1765, ces deux prêtres (René Jean RAIMBAULT et Joseph REANULT) commencèrent à relever avec l'aide des habitants, les ruines causés à l'église pendant la Révolution. Il mourut le 11 avril 1825. Sa tombe se trouve, au cimetière, à côté de l'entrée de la Chapelle Notre Dame de Pitié, près de la tombe d'un prêtre natif de Saint-Denis, Hyacinthe Urbain François LAMBRON, vicaire général du Mans et décédé à Saint-Denis le 6 septembre 1842, âgé de 49 ans.
Mr BOISSIERE Monsieur RENAULT fut remplacé par Monsieur BOISSIERE déjà vicaire depuis 2 ans et nommé curé de Saint-Denis en 1825. Cet homme, selon les archives que nous avons consultées, cachait sous un cœur excellent, les vertus d'un Saint. Il fit de grandes choses non seulement spirituelles mais entreprit de grands travaux au presbytère et à l'église; et, toujours selon les chroniques, attendit la mort debout, sans se laisser abattre un seul instant. Il quitta cette terre en mars 1876 après avoir été 51 ans au service de la paroisse.
Mr Vital Adolphe LEMOINE Il remplace Mr BOISSIERE, le 1er juin 1876, né le 14 décembre 1835 à Courcité, ancien professeur au collège de Château-Gontier. Il fut enlevé à l'affection de ses paroissiens le 19novembre 1895 après une maladie très courte. Ces derniers lui élevèrent un tombeau que l'on peut voir à côté de la croix centrale du cimetière.
Mr ERNOULT Monsieur ERNOULT administra la cure pendant la vacance avec le titre de procuré.
Mr Stanislas MARS Un nouveau curé fut nommé le 23 octobre 1896, Monsieur Stanislas MARS, ancien professeur des petit et grand séminaires de Laval et installé le 15 novembre de la même année. Il y restera jusqu'en 1900.
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