Saint-Denis-de-Gastines

Dès la préhistoire, quelques hommes ont certainement vécu sur le territoire de Saint Denis de Gastines, puisqu'il a été trouvé, comme l'a rapporté Monsieur FAUCON en 1893 dans une étude présentée à la Commision Historique de la Mayenne, des silex taillés, des haches de diabase polies à l'Organdière, au Nézement, à la Monnerie et à la Gare.

La hache néolithique découverte au Nézement, est conservé au musée de Laval

Dès l'époque gauloise, gallo-romaine et franque, il reste quelques rares souvenir dans les noms des lieux.

A l'époque Gallo-Romaine, les domaines créés par les conquérants prirent des noms terminés dans l'Ouest le plus habituellement en « é », comme Juvigné, domaine de Juvinius, Brecé, domaine de Briccius, Cougé a été le domaine du gaulais Coius, Pouillé du domaine du romain Paulus, etc...

Source et article diffusé dans le bulletin municipal de Saint Denis de Gastines 1983

Au cours d'une délibération du Conseil Municipal du 2 mai 1983, il a été décidé d'implanter une nouvelle zone d'habitation qui s'étendra de l'étang du bourg à la Gaptière. Étant donnée qu'une fontaine fréquentée par les Dyonisiens depuis des décennies existe près du plan d'eau, le Conseil Municipal a choisi pour cette future résidence qui comprendra 47 parcelles, le nom de « Bonne Fontaine ».Ce nom évoquera pour chacun de nous la présence de l'eau, de la nature chantée par le poète :

« Dieu prête un moment les près et les fontaines

Les grands bois frissonnants, et les rocs profonds et sourds

Et les cieux azurés et les lacs et les plaines

Pour y mettre nos cours, nos rêves, nos amours »

Victor Hugo

 

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Entre le VIième et le Xème siècle de notre Ère, les francs qui devaient se défendre à une époque de perpétuels dangers, édifiaient des monticules de terre, plus tard appelés improprement « mottes féodales » sur les sommets desquels ils plantaient des pieux serrés les un contre les autres, qu'ils entouraient de fossés si possible remplis d'eau et qui leur servaient de refuge en cas d'attaque. L'examen des lieux montre que tout convenait à MONTFLEAUX pour l'édification d'un tel ouvrage. Une motte de ce genre à existé à la Censive et n'a été détruite qu'au début du XXème siécle.

Motte féodale (exemple)

L'époque féodale a été caractérisée à Saint Denis comme le reste du Maine, par une entreprise générale de défrichement de mise en valeur et d'appropriation du sol.

Des fiefs se créent, dont une liste précise est difficile à établir, car elle fut variable, ainsi que leur mouvance au cours des âges. Citons par ordre alphabétique et non par ordre d'importance, les dépendances créés à cette époque : La Bilheudière, Le Bois, Le Bois Béranger, Les Buronnières, La Censive, Champorin, Gastines, Les Loges, Montfleaux, Morand, Rigardon, Villebedon.

Les fiefs dépendaient de la Baronnie, plus tard Marquisat et enfin Duché Pairie de Mayenne.

 

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Le nombres impressionnant de fermes et de familles implantées dans le coin du Bas-Maine, nous prouve qu'une assez nombreuse population avait commencé de s'y rassembler au XIème siècle. Contrairement à leurs ancêtres païens, ces habitants de la commune évangélisés très tôt par des moines et des ermites devinrent des chrétiens animés d'une fois ardente. Ils éprouvèrent très tôt le besoin de créer une paroisse.

Sur la date de création et d'édification d'un sanctuaire, sur l'adoption du patronage de Saint Denis, on ne sait rien de précis. La première mention connue de la Paroisse est de 1126; celle où apparaît l'appellation complémentaires de « Gastines » date de l'an 1200. On s'explique qu'un certain moine dévot du premier évêque de Lutèce (Paris aujourd'hui) ait placé la nouvelle paroisse sous le vocable de ce Saint. « Gastines » se comprend moins, c'est le terme géographique qui désigne d'après le dictionnaire de l'Abbé ANGOT, un certain nombre de petits pays de l'ancienne France où la terre, particulièrement humide, marécageuse et stérile par suite d'imperméabilité du sous-sol, retient les eaux de pluie en surface. Des dictionnaires plus anciens donnent simplement au mot « Gastines » le sens de lande. D'après un autre auteur, Gastines vient du latin « Vastum » avec le suffixe « ina » soit « Vastina » et le sens en serait : lieu longtemps inhabilité et inculte. Le hameau de Gastines et de ses environs ne sont pas évidement de première qualité, mais ils sont loin d'être la caractéristique de la commune entière.

 

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« Au cœur de la monarchie et de la seconde république »

En France

Après près de cinquante années d'événements tumultueux, liant la Révolution Française au Premier Empire, la Restauration à Monarchie de Juillet, la France augmente fortement sa population, en 1800 l'hexagone compte près de 28 millions de citoyens, en 1851 l'état français regroupe 36 millions d'habitants. Une augmentation de 30% de la démographie nationale, malgré les pertes importantes liés à la révolution et aux guerres napoléoniennes (estimé à 1 million de soldats morts). Cette période amorce le début d'un exode rural de près de 5 millions de personnes (entre 1851 et 1886). En 1911, 45% de la population se localise en ville (soit 18 millions de personnes sur un total de 40 millions).

A Saint-Denis-de-Gastines

La commune est à l'image de la France, avec une démographie qui expose, le recensement de 1836 révéle une population de 3386 habitants, pour atteindre le chiffre record de 3458 dyonisiens en 1851, et un déclin à partir de cette date avec 3064 personnes en 1886, et 2677 en à l'aube de la première guerre mondiale en 1911. Cette évolution en plein milieu du XIXème siècle a eu un impacte sur la structure de notre commune, grâce au différents cadastre et recensement nous pouvons mieux connaître les habitants du bourg.

 

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Document issu du fonds de l'Inspection académique de la Mayenne

En 1899, les instituteurs et institutrices de la Mayenne ont participé, sous l'impulsion de l'inspecteur d'académie Léopold LE BALLE à l'élaboration de cette œuvre collective qui fut présentée et récompensée à l'Exposition universelle de 1900. La monographie de la commune de Saint-Denis de Gastines est écrit par l'instituteur de l'école publique Albert LECOQ 1899.

 

Albert Marie Pierre Victor LECOQ (généalogie), fût le premier instituteur de l'école publique de Saint Denis, le bâtiment de l'enseignement laïc se situait rue d'Ernée, sans doute en lieu et place de notre mairie actuelle. Ce directeur d'école s'occupait de l'école primaire de Saint Pierre sur Erve en 1885, avant de prendre ses fonctions à Saint Denis de Gastines en 1886. Il est né le 5 octobre 1859 à Joué les Bois (Orne) fils d'un instituteur qui a fait toute sa carrière au sein de cette commune. Il dirigea l'école jusqu'à la première guerre mondiale, ce maître a marqué de son empreinte cet établissement public communal, en organisant sa structure et son fonctionnement. Après l'implantation de cette nouveau lieu d'accueil de l'éducation nationale, et une augmentation du nombre d'élève de primaire, Albert Lecoq s'encadre d'adjoint, Ferdinand Bachelot, 24 ans (1896), né le 28 novembre 1872 à Vautorte, fils de l'instituteur de cette commune, puis de Louis Legrand (1906) né le 11 novembre 1884 à Saint Germain le Guillaume, fils d'un chaudronnier.

De retour dans son village natale, il se remarie en 1918, Albert Lecoq décède le 10 mai 1940.

Allbert Lecoq était marié à Aurélie Gibory en 1885, sa première femme décède à Saint Denis de Gastines le 19 juillet 1911

Télécharger la monographie de la commune : cliquez ici

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Découvrez la Notice Statistique et Historique du Département de La Mayenne présenté au Conseil Général par le Préfet Félix Parran, et rédigé par Auguste de Sérière, employé de la sous préfecture en 1840

 

Extrait sur la commune de Saint Denis de Gastines Canton d'Ernée

 

 

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