Les écoles au fil du Temps

On retrouve dans la monographie de Saint Denis de Gastines de 1899, la description de Mr Albert Lecoq instituteur de l'école publique de l'époque

« Ecoles, avant la révolution quelques écoles étaient disséminées dans la commune (entendre alors par école une grange, un maison basse quelconque) Celui qui savait lire, écrire et compter enseignait aux enfants le peu qu'il possédait moyennant une faible rétribution. Ainsi il y avait des lieux pour l'enseignement à la Cosnière, au Rocher, à la Rouairie.

 En 1789, un maitre d'école M. Beuhel s'établit au bourg de St Denis. C'était un homme instruit et partageant des idées libérales de M. Daligault, maire de la commune à cette époque. En lutte aux tracasseries réactionnaires et mesquines des chouans (quelques-uns de leurs descendants à St Denis ont religieusement conservé ce caractère ! ) il dut se retirer à Ernée où il mourut noyé accidentellement dans la rivière, l'Ernée. Son successeur Aimable Baissin, qui enseigna sous le consulat et l'Empire, avait fait ses classes de latin. C'était également un maître très instruit. Il quitta l'enseignement pour entrer dans les contributions indirectes et fût nommé à Gorron. Vint Julien Collet, homme intelligent qui avait appris seul ce qu'il savait. Il exerça sous Louis XVIII et Charles X, fut aimé et estimé de tout le monde et acquit une grande influence sur la population. Il quitta l'enseignement vers 1833 et mourut sacriste. Son successeur et ancien élève, M Daligault, aujourd'hui âgé de 83, ne resta dans l'enseignement que 2 ans. C'est un lettré, immodéré en même temps qu'un homme de jugement très sain et qui a rendu de nombreux services à la commune comme secrétaire de mairie, fonction qu'il a exercée pendant 23 ans.

Parurent les frères jusqu'en 1847, ils eurent comme successeurs Messieurs Rocton et Pierre Pottier, instituteurs, revinrent pendant quelques années et furent remplacés par Messieurs Pellerin et Delhommeau. Ce dernier fût plus tard inspecteur primaire en Bretagne. Puis le conseil municipal redemanda les frères qui depuis sont toujours restés en concurrence avec les Instituteurs. La maison d'école actuelle a été construite en 1867-68.

Nombre d'élèves fréquentant les écoles en 1899

1°de moins de 6 ans …................25 ou 100 en y comprenant ceux de l'école maternelle

2° de 6 à 13 ans …....................... 250 élèves

3° de plus de 13 ans …................ 10 élèves »

Ecrit le 10 août 1899 par Albert Lecoq Instituteur de l'école publique

 

 L'école des garçons au XIXème siècle

Comme la soutenu dans son écrit, riche d'informations, l'instituteur Albert Lecoq, dans sa monographie de 1899, de nombreux instituteurs se sont succédés au sein de l'enseignement communal, principalement à l'école des garçons qui se situe en haut de la place du champ de foire aux bœufs (actuel place des tilleuls).

L'un des premier instituteur de ce début de siècle, fût Aimable Baissin, qui enseigne dés la fin de la révolution française, jusqu'en 1812, né dans la commune le 8 février 1778, il est le fils d'un maitre chirurgien, François Urbain Baissin, (né vers 1744, décédé à Saint Denis de Gastines, le 7 novembre 1814), Aimable est issu d'un milieu social bourgeois, il devient comme il est indiqué, receveur à cheval des contributions indirectes et décède le 5 mars 1841 à Gorron. Son successeur Julien Collet exerce sa carrière d'enseignant dans la commune près de 30 années jusqu'en 1840, né à Saint Denis le 13 mars 1783, d'un père menuisier dans le bourg, puis à Vautorte, Julien devient sacriste de l'église de Saint Denis et décède le 17 janvier 1851. Pierre Guesdon le remplace à la charge de l'école en 1840, élève de l'école normale de Laval, ce jeune homme de 30 ans né à Mantilly (Orne), enseigna très peu d'années dans la commune, ainsi que son remplaçant Auguste Gautier, déjà âgé de 55 ans lors de sa prise de fonction de l'enseignement communal des garçons. Chronologiquement, les instituteurs se succèdent, Jean Rocton né à 26 octobre 1808 à Colombiers du Plessis, enseignait à Saint Cyr en Pail (1833), puis à Saint Denis de Gastines (1851*).

Pierre Pottier, âgé de 31 ans (1856*), maître d'école jusqu'en 1866.

 

L'école des filles au XIXème siècle

Depuis sa création avant 1836, l'école des filles demeurait sur la route de Vautorte, à l'emplacement actuel de l'école publique. Durant près d'un siècle et demi, cet établissement fût administré par des religieuses, les sœurs de la Charité d'Évron (1), à l'encontre de certains instituteurs de l'école pour garçons, ces bénédictines responsables de l'enseignement, exerçaient de longues périodes dans la commune. La première recensée, fùt Soeur Françoise Baron (1836*), puis Soeur Pauline Lamare (1851 à 1881*), né le 13 mai 1810 à Villaines la Juhel, décédé à Evron le 7 fevrier 1884, fille d'un chirurgien de Villaines. Elle fût remplaçé par Soeur Marie Laizé, d'abord adjointe (1886*) puis directrice jusqu'en 1901. Le bâtiment accueillait un pensionnat de jeunes filles de toutes âges. L'éducation durant le XVIIIème siècle et du XIXème siècle, propose un enseignement séparé et

différent entre les filles et les garçons, on peut envisager des écoles communes pour de jeunes enfants à la campagne, la séparation est"évidente" quand le nombre d'élèves le permet comme ce fût le cas au sein de la commune de Saint Denis de Gastines. Les hommes destinés à la vie publique doivent recevoir une éducation différente de celle des femmes destinées à une vie privée. La séparation des écoles s'appuie sur des arguments d'ordre moral, religieux et biologique.

(1) Perrine Brunet naît à La Chapelle au Riboul en Mayenne le 6 Novembre 1654. Malgré son désir d’être religieuse, elle épouse, selon la volonté de ses parents, René Thulard notaire royal et sans doute marchand dans la région. Veuve sans enfants à 25 ans Perrine reprend ce qu’elle avait commencé jeune fille : « apprendre à lire, compter et écrire » aux filles du village. Son désir d’être religieuse refait surface. Elle donnera corps à ce projet en se consacrant à Dieu tout en enseignant et en allant visiter les « pauvres malades chez eux ». D’autres jeunes filles s’associent à son projet. Ainsi naît en 1682 la « Société de Filles de Charité » dédiée à l’enseignement et aux soins des malades tout en ouvrant les uns et les autres à la question de Dieu.

 

Une école de la campagne dyonisienne

Au village de la Cosnuère, excentré et éloigné de la commune, à plus de 7 kilomètres, une loge accueillait une petite école, sans doute avec un effectif mixe, en 1861*, André Amand Quinton né le 14 décembre 1807 à Saint Pierre des Landes, de profession cultivateur, enseignait au sein de ce hameau de près de 50 habitants, les enfants des fermes les plus proches rejoignaient les élèves de ce lieu dit.

 

 

 

 

1867-68 : Construction de l'école Saint Joseph

Avec une population de plus en plus danse, 3458 habitants en 1851, et de nombreux décrets et lois gouvernementaux, cela nécessitent l'obligation de l'apparition d'écoles plus important pour accueillir un nombre accru d'élèves. A cette période des nombreux bâtiments communaux sont construits, en autre, l'école Saint Joseph, situé en face du champ de foire aux chevaux (place Bellevue, actuellement), le bâtiment de la mairie est édifié (vers 1869), ainsi qu'un hospice de dix lits pour les « anciens » (vers 1881*) cette établissement est dirigé durant près de 25 ans par Soeur Claire Chaumezière, né au Ribay, religieuse de la communauté de la Charité d'Évron (1). Pour la construction de ce nouvelle édifice scolaire, de nombreux fonds ont été levés auprès de la population, la commune et des instances religieuses, dès la fin des travaux, une congrégation des Frères de la doctrine chrétienne (2) dirige l'établissement, pour ordonné l'enseignement, Jean Couture, 43 ans (1872*), né dans le Lot, assisté d'Etienne Cornollet originaire du Puy de Dôme, et de Pierre Rouault né en Ille t Vilaines. Un pensionnat de garçon de tous âges est créé.

En 1872*, en parallèle et en complément de l'école Saint Joseph, François Delhommeau, âgé de 40 ans, originaire de la Charente, dirige une école primaire, avec un petit nombre de classes, rue de la Grimaudière (Rue de Bretagne, actuellement), avec pour unique adjoint Théodore Morin, 19 ans, cela démontre la cohabitation entre des religieux et des laïques.

 

(2)Les Frères de la doctrine chrétienne a été fondée en 1822 par Joseph Fréchard à Nancy. Cette congrégation de droit diocésien, vouée à l'enseignement et à l'éducation religieuse des garçons, s'est développée en France tout au long des trois derniers quarts du XIX siècle.

 

 

29 mars 1880 : naissance de l’école publique laïque en France

A cette époque, un Républicain athée et franc-maçon, Jules Ferry, est un tout jeune Ministre chargé de l'Instruction publique. Il faut savoir qu'en France, près de 50 % des Français ne savaient ni lire, ni écrire quand l'instruction primaire publique a finalement été instaurée le 28 juin 1833. Cette loi fut mise en vigueur grâce à Louis Philippe et à François Guizot. Puis les lycées furent développés et les filles encouragées à s'instruire sous Napoléon III, grâce à son Ministre Victor Duruy. Finalement, la France était assez alphabétisée vers 1870 surtout au nord et à l'est du pays. Pourtant, en ces débuts de troisième République, l'enseignement primaire est encore très religieux, la loi Falloux de 1850 étant toujours en application. Il faut dire que cette loi avait été votée par une majorité très conservatrice. Ainsi, les instituteurs étaient obligés d'enseigner le catéchisme, voire plus, d'accompagner les écoliers à la messe. Certaines écoles furent ainsi ouvertes par plusieurs congrégations religieuses, les plus connues étant les Jésuites. Presque la moitié des enfants suivaient leur scolarité dans de tels établissements. Jules Ferry proposa donc d'exclure de l'enseignement public français toute forme de religion. En 1879, il déposa un projet de loi pour ôter le droit d'enseigner aux membres des congrégations religieuses non autorisées. Le Sénat, traditionnellement conservateur, s'opposa au texte le 2 août. Peu importe, Jules Ferry passa outre et prit deux décrets le 29 mars 1880, ce qui provoqua la démission de Charles de Freycinet, alors Président du Conseil. Jules Ferry prit sa place en septembre. Les Jésuites furent obligés de quitter l'enseignement au plus vite, dans les trois mois. Les membres des congrégations non autorisées furent priés de faire de même ou d'appliquer la loi qui refusait tout enseignement religieux dans le cadre scolaire. Près de 5000 membres religieux furent expulsés des écoles. Le mouvement fit tache d'huile dans les hôpitaux de certaines communes avec le renvoi de religieuses pourtant bien dévouées aux malades et bien utiles aussi. Jules Ferry compléta ses décrets avec la loi du 21 décembre qui ouvrit les portes de l'enseignement secondaire public aux filles. Les cours de religion furent remplacés par des cours de morale républicaine. C'en était fini du monopole de l'église sur l'enseignement des filles. La loi du 16 juin 1881 rendit l'enseignement primaire gratuit puis laïc et obligatoire par la loi du 29 mars 1882. Aujourd'hui, plusieurs formes d'enseignement cohabitent, la plus importante étant l'école publique, gratuite et laïque.

 

1886-1887 : Création de l'école Publique à Saint Denis de Gastines

Albert Lecoq, fût le premier instituteur de l'école publique de Saint Denis, le bâtiment de l'enseignement laïc se situait rue d'Ernée, sans doute en lieu et place de notre mairie actuelle. Ce directeur d'école s'occupait de l'école primaire de Saint Pierre sur Erve en 1885, avant de prendre ses fonctions à Saint Denis de Gastines en 1886. Ilest né le 5 octobre 1859 à Joué les Bois (Orne) fils d'un instituteur qui a fait toute sa carrière au sein de cette commune. Il dirigea l'école jusqu'à la première guerre mondiale, ce maître a marqué de son empreinte cet établissement public communal, en organisant sa structure et son fonctionnement. Après l'implantation de cette nouveau lieu d'accueil de l'éducation nationale, et une augmentation du nombre d'élève de primaire, Albert Lecoq s'encadre d'adjoint, Ferdinand Bachelot, 24 ans (1896*), né le 28 novembre 1872 à Vautorte, fils de l'instituteur de cette commune, puis de Louis Legrand (1906*) né le 11 novembre 1884 à Saint Germain le Guillaume, fils d'un chaudronnier.

De retour dans son village natale, il se remarie en 1918 (3), Albert Lecoq décède le 10 mai 1940.

 

(3) Allbert Lecoq était marié à Aurélie Gibory en 1885, sa première femme décède à Saint Denis de Gastines le 19 juillet 1911

 

L'Ecole au début du XXème Siècle

Entre 1901 et 1906 *, l'école libre (privé) des filles se déplace rue de Brecé, entre-temps le bâtiment est habilité pour un établissement publique destiné aux filles, administré par Constance Lévêque, née le 14 juin 1873 à Commer, fille de l'instituteur du village. Cette institutrice est accompagnée de sa mère qui s'occupe de la cuisine. Elle se marie en 1914 à Saint Denis avec Louis Gruyer né à Barbonne-Fayel (Marne), ce dernier tiendra une boutique de receveur buraliste, rue d'Ernée dans le bourg. Elle décède à Saint Denis de Gastines le 17 février 1949, après une longue carrière dans ses fonctions communales. En 1911*, Constance s'adjoint Augustine Poirier, née à Laval, femme de Jules Roger employé du chemin de fer de l'ouest, ils habitent rue de la Gare, tout nouveau nominatif de la route de Vautorte (1906*).

Durant près de 25 ans, Melle Marie Fourel éduque les jeunes filles du village, l'école libre s'implante à l'actuelle école Sainte Jeanne d'Arc. Melle Fourel, est née le 7 juin 1872 à Blanchenoë (route de Carelles), fille de François Fourel cantonnier communal de Saint Denis, et originaire de Landivy. Elle exerça sa profession jusque dans les années 1930. L'école Saint Jeanne d'Arc s'étendra d'une classe supplémentaire durant cette décennie. Les religieuses enseignantes sont toujours présente dans ce diocèse, dépendant de l'archevêque Eugène Jacques (Eugène Grellier – Évêque de Laval de 1906 à 1936).

A l'école Saint Joseph, les frères se succèdent, originaire de différentes région de France, tel Jean Burgan (Hautes Pyrénées), ou Benjamin Espinasu (Aveyron) (1906 – 1911*). L'instituteur titulaire de l'enseignement des garçons, Joseph Quinton (né le 18 mars 1871 à la Chevillardière), est une figure de Saint-Denis, il fut directeur de l'École Saint-Joseph, et exerça sa carrière au sein de l'école libre communale dès le début de ce siècle (1906*) jusqu'à la fin des années 30. Il se tua au bas de la côte du Tertre Rouge, le 17 décembre 1940, faisant toujours le trajet entre Saint-Denis et Ernée à vélo. Un soldat allemand le ramena dans son side-car.

 

Le 9 décembre 1905 : Séparation des Églises et de l'État

La loi de séparation des Églises et de l'État est une loi adoptée le 9 décembre 1905 à l'initiative du député socialiste Aristide Briand, qui prend parti en faveur d’une laïcité sans excès.

Cette loi stipule en autre :

Sur le plan financier, la loi a deux conséquences majeures :
– Les ministres des cultes (évêques, prêtres, pasteurs, rabbins...) ne sont plus rémunérés par l'État et celui-ci se désintéresse totalement de leur nomination,
– Les biens détenus précédemment par les Églises deviennent la propriété de l'État mais celui-ci se réserve le droit de les confier gratuitement aux représentants des Églises en vue de l'exercice du culte.

A l'échelle locale, suite à cette loi, le bâtiment rue de Vautorte, à l'instruction religieuse des sœurs, à sans doute été reversé à l'administration de la commune en 1906. L'école publique des filles intègre cette nouvelle demeure. Une école privé des filles(Sainte Jeanne d'Arc) est construite.

 

L'École durant la seconde guerre mondiale

En 1941, l'école des garçons est administré par Melle Yvonne Lemarié et son frère Henri (décédé le 19 mai 1942 à Saint Denis de Gatines). En septembre 1942, elle se marie avec un jeune enseignant exerçant à Grez-en-Bouère, Lucien Pouchard, né à Montenay en 1920. Ce couple d'enseignants incontournable, a marqué de leurs empreintes, l'école libre dyonisien, durant 40 années. L'éducation scolaire fût difficile pendant cette période d'occupation allemande, avec des militaires omniprésent dans la commune, et de nombreuses restrictions alimentaires (mise en place des tickets de rationnement du pain, de la viande, ou du sucre...)

En 1943, un fait avait marqué la population, et en particulier quelques habitants de Saint-Denis. En octobre 1943, l'entreprise T.O.D; qui dirigeait le personnel chargé d'installer les fortifications sur les côtes de la Manche, était installée dans la maison de Monsieur Jean du Couëdic située près du presbytère. Les sous-officiers donnèrent l'ordre d'évacuer sous 48 heures l'École Saint Joseph afin d'y installer leurs bureaux et leurs véhicules. Aussitôt, les instituteurs demandèrent des bénévoles dyonisiens pour transporter bancs et tables dans les locaux du 1ère étage de la mairieoù l'espace étaient plutôt restreint. Les instituteurs furent relogés dans la maison de Jean du Couëdic. Les Allemands quittèrent les lieux le 31 juillet 1944, seulement 6 jours avant l'arrivée des Américains. Avant de partirent ils vidèrent tous les bidons et stocks d'essence sur la cour de l'école afin que cela ne profite à personne.

 

Un enseignement en pleine évolution

Les années d'après guerre, furent une transition pour l'école publique, l'enseignement laïque est mixe (aucune archive ou témoignage ne précise si cela était le cas avant la guerre), l'école maternelle se situe rue de la gare, les classes de primaires, au rez-de-chaussée de la mairie. Monsieur Camille Husseau enseigne dans ses classes, sa femme s'occupe des plus petits. Outre les enfants de la commune, l'école accueille des jeunes de l'assistance publique.

Dans beaucoup de mémoires, les souvenirs d'enfance dans le cadre scolaire, émergent. L'école Saint Joseph, est un lieu de rencontre des enfants de la campagne et ceux du bourg. Les distances étaient importantes pour les fermes les plus éloignés de Saint Denis de Gastines. Chaque jours les enfants de la campagne venaient à pieds à l'école communale, à travers les chemins, et par les routes. Au première étage de l'école, une pièce étroite servaient de réfectoire. Chacun des enfants apportant un morceau de pain, le déposant sur une bille de bois nominative, le midi chacun réalisait pour seul repas, un « trempage », le pain est plongé dans un bol d'eau chaude ou de bouillon; pour d'autres enfants, des familles du bourg les accueillaient pour ce moment de restauration. L'école Saint Joseph intégrait un internat de pensionnaires, au nombre restreint, comme cela à exister de tous temps. Outre Mr et Mme Pouchard, des vicaires enseignaient dans différentes classes, certains se souviennent de l'abbé Bellanger qui se déplaçait en moto. Les sœurs gèrent l'école Sainte Jeanne d'Arc.

En 1964, la commune construit une salle des fêtes, une partie servira de cantine scolaire, l'année suivant un transport scolaire est mis en place. Courant des années 60, Mr et Mme Husseau sont remplaçés par Mr et Mme Bruneau. Après l'ensemble de mouvements et de manifestations de Mai 68, les écoles privés découvre la mixité, cela sera le cas à cette date pour les écoles libres de la commune. L'école de garçons devient un établissement pour les classes du primaire, Sainte Jeanne d'Arc accueille les maternelles. En juin 1980, Mr et Mme Pouchard prennent leur retraite, la direction de l'école Saint Joseph est prise en charge par Mr Michel Lemercier.

 

Le transfert de l'école primaire Saint Joseph et son rattachement en une structure appropriée avec l'école Sainte Jeanne d'Arc a eu lieu au milieu d'année 1998-1999, le 19 septembre 1998, une 1ère pierre est posé pour la construction de nouveaux locaux.

 

En 2004, l'école primaire située aux rez-de-chaussée de la mairie est transférée rue de la Gare, avec la construction de nouvelle classes pour accueillir l'ensemble de l'effectif scolaire. L'école publique regroupée se nomme Jacques Prévert.

"Cet article a retranscrit la vie des écoles communales, beaucoup d'instituteurs et d'institutrices durant ces dernières décennies non pu être nommés, vu que la listes et les recherches seraient importantes, mais évidement les habitants qui ont été élèves dans les écoles de notre territoire, ont une pensée remplie de souvenirs vers l'ensemble de ces enseignants en activité ou en retraite".

 

Sources et remerciements

(*)Recensements de Saint Denis de Gastines de 1836 et 1911

Entretiens avec de nombreux habitants de Saint Denis de Gastines.

Archives départementales de la Mayenne - site internet: http://www.lamayenne.fr

Soeurs de la Charité d'Évron - site internet: www.soeurs-charite-evron.com

Mairie de Joué-du-Bois (Orne) – le site internet Wikipédia –

 

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