A travers cette guerre, un régiment d'infanterie s'est illustré, le 330e, constitué dès août 1914, dont le casernement se situe à Mayenne. Il est issu du 130e Régiment d'Infanterie ; à la mobilisation, chaque régiment d'actifs met sur pied son régiment de réserve.

Le 330e R. I. est mobilisé à Mayenne le 4 août 1914. Le 130e actif quitte la garnison le 5 août pour Verdun, le régiment de réserve le suit de près, et le 330, embarqué le 9, arrive le 11 à Charny (6 kilomètres nord de Verdun). L'effectif est de 2.104 officiers et hommes de

troupe. Le lieutenant-colonel de Pigache de Sainte-Marie commande le régiment, avec le capitaine Bienaymé pour adjoint. Les deux bataillons sont commandés : le 5e par le commandant de la Porte, le 6e par le commandant Lesassier-Boisauné. Le régiment est

incorporé à la 108e brigade (général Buisson d'Armandy), 54° division de réserve (général Chailley). Le plan de mobilisation le range dans la IIIè Armée (général Ruffey), 3e groupe

de divisions de réserve (dénommée peu après 3e subdivision d'armée), sous les ordres du général Paul Durand.

 

Préambule

A partir des extraits et transcriptions du journal des opérations et manœuvres du 330e R.I, cette chronologie historique n'a pas pour but de retranscrire l'intégralité de ce conflit, mais uniquement faire ressentir et s'imprégner des combats et comprendre l'évolution de cette guerre, qui est lié aussi à des actes particuliers et des lieux marqués par les empreintes et les éclats des différents bataillons et compagnies du régiment, sans oublier les innombrables victimes.

Août 1914- les premiers combats dans la Meuse (En Woëvre)

Dès la mi-août, dans la Meuse, des combats ont eu lieu, parmi les premiers morts, le 2ème classe Joseph GESBERT du 130e d'infanterie, 7ème compagnie, (à Mangiennes, au Nord de Verdun, le 12 août), un jeune dyonisien de 24 ans.

Le 330e se déplace dès le 14 août dans le département de la Meuse, à Moirey, Chaumont, Moulainville et Béchamps. La IIIè Armée a poursuivi le 22 août, sa marche vers le nord et a pénétré en Belgique. Le 330e se porte immédiatement en ligne sur le front à Vaudoncourt, et à Haudelaucourt (Meuse).

Le 23 août au petit jour, l'ennemi attaque à Audun-Ie-Roman (Meurthe-et-Moselle), le 330e reçoit l'ordre de résister devant Spincourt. Des compagnies de la division s'installent au parc du Château, où l'ambulance a été établie, on organise la position. Au même instant, des bataillons se sont échelonnées face à l'est, le long de la voie ferrée Spincourt-Haudelaucourt-Conflans. A 9 h 30,l'ennemi est signalé à proximité et des groupes de cavaliers battent en retraite. Les premiers obus tombent sur Spincourt. Des patrouilles se sont heurtées à l'ennemi et engagent le combat. La compagnie aidée de renfort se déploie et part à l'attaque, l'ennemi rentre dans le bois.

Après de nombreux combats et le bombardement des différents villages, en deux journées les pertes ont été rudes, le 330e a stoïquement reçu le baptême du feu. Le chiffre des pertes atteint près de 400 soldats : entre tués, disparus, et blessés pour la plupart et qui furent capturés par l'ennemi dans les journées suivantes, l'effectif du régiment est tombé à 1.672 soldats.

Commémoration du centenaire du début du conflit

de la 1ère guerre mondiale

 

 

La mobilisation Nationale

 

Le mardi 4 août 1914, les villages de France sont mobilisés, la Belgique et la France subissent l’envahissement des armées germaniques. Dans un message aux assemblées, le Président de la République Raymond POINTCARRÉ annonce que : « dans la guerre qui s'engage, la France [...] sera héroïquement défendue par tous ses fils, dont rien ne brisera devant l'ennemi l'union sacrée. »
« Globalement, l'Union sacrée c'est la décision spontanée d'oublier toutes les divisions et toutes les querelles au bénéfice d'une cause qui, très soudainement, apparaît comme la plus haute de toutes : la défense de la patrie que l'on estime injustement attaquée par un agresseur, lequel au surplus passe pour l' "ennemi héréditaire". Ce n'est pas la disparition des divergences, mais un accord pour les passer sous silence. [...] C'est un enthousiasme fragile, lié à la croyance en une guerre courte. Sur le plan pratique, l'union faisant la force, il faut taire la divergence des buts particuliers et mettre seulement en valeur un but suprême : la défense de la patrie. » .

 

Deux jours avant l'engagement de la France dans ce conflit, le dimanche 2 août, l'ordre de mobilisation est publié sur les frontons des mairies, relayé par les gardes champêtres.

 

L’armistice de 1918, signé le 11 novembre 1918 à 5 h 15, il marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre.

Le cessez-le-feu est effectif à onze heures, entraînant dans l'ensemble de la France des volées de cloches et des sonneries de clairons annonçant la fin d'une guerre qui a fait plus de 18 millions de morts et des millions d'invalides ou de mutilés. Les généraux allemands et alliés se réunissent dans un wagon-restaurant aménagé provenant du train d'État-Major du maréchal Foch, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne.

 

Plus tard, en 1919, à Versailles, sera signé le traité de Versailles.

 

 

 

 

 

 

 

 

D'août 1914 à novembre 1918, la France mobilisa 8 700 000 soldats et marins, comprenant 33 classes d'âge, soit celles des hommes de 48-50 ans (classe 1886 ) à 20 ans (classe 1919).
Mais il faut distinguer les classes de la réserve et de la territoriale ( les "vieux" ) mobilisées (presque) en bloc au début de la guerre, les classes qui sont sous les drapeaux au moment de la guerre,et les jeunes classes. En août 1914, les 15 classes 1896 à 1910 (donc des hommes de 38 à 24 ans) sont mobilisées. De septembre à décembre 1914, c'est au tour des 4 classes antérieures 1892 à 1895 ( des hommes de 42 à 39 ans) . Les classes 1889 à 1891 (hommes de 43 à 45 ans) sont incorporées en mars-avril 1915 . Les classes 1886 à 1888 sont mobilisées un an après (ils ont donc en 1916 de 48 à 50 ans).
Les premières vagues des "vieux" viennent donc rejoindre les 3 classes sous les drapeaux au moment de la déclaration de guerre : classes 1911, 1912, 1913 (donc des jeunes de 21 à 23 ans ). Il faut se rappeler que c'est à 21 ans que l'on fait son service, d'une durée de 3 ans, mais que la classe est comptabilisée à 20 ans. Seul les pères de famille nés après 1866 et ayant 6 enfants ou plus n'étaient pas engagés dans l'armée, ainsi que les hommes n'ayant pas été incorporé suite à des problèmes physiques ou mentales.

A Saint Denis de Gastines, on estime qu'environ 1200 hommes ont été mobilisés (nés entre 1866 et 1899), l'impact de la guerre a touché chaque famille dyonisienne, un père, des frères, des fils, des oncles, des cousins...

Uniforme de soldat en 1914 (tenue hérité de 1870) Uniforme de soldat dès 1915

Uniforme de soldat en 1914 (tenue hérité de 1870)

Uniforme de soldat dès 1915

 

NOM PRÉNOM Date de Naissance Date de décès Lieu de décès
ALBERT Maurice      
AUBRY Augustin 25 mars 1881 à Ernée
24 Octobre 1918
A Mouassier
AUBRY Victor Pierre

29 février 1892 à Saint Denis de Gastines

17 janvier 1918
à Saint Denis de Gastines
BAGLIN Joseph      
BAHIER Auguste Alexandre   09/02/1916 Châons-sur-Marne (51)
BAHIER Jean Louis François   30/11/1915
Vaux (55)
BAHIER Victor      
BARROCHE Victor      
BÉCHÉ Jean Marie      
BELLIER Louis      
BESNARD Joseph      
BLIN Henri   06/09/1916
Vermandovilers (80)
BOITTIN François      
BOITTIN Louis      
BOUDESSEUL Gabriel Alexandre Marie   20/11/1915 Fresnes-en-Woevre (55)
BOULAY Aimable   10/11/1914
Ayencourt (80)
BOULAY Constant Eugène   13/07/1916 Mamers (72)
BOULAY Constant François   21/06/1916 Damloup (55)
BOULÉ Constant      
BOURGAULT Jules      
BOURGEAIS Louis      
BRIÈRE Constant      
BRIÈRE François      
CATTIN François      
CHARLOT Jean      
CHAUVIÈRE Bazile Joseph   25/09/1916 Maison-de-Champagne (51)
COUDRAY Louis      
COUÉDIC DE KERGOALER (DU) André Emmanuel Marie Joseph   26/04/1919 Nancy (54)
COURTEILLE Élie      
D'ETCHEGOYEN Brian      
DAGUIER François      
DALIGAULT Louis      
DAVOUST Auguste      
DERENNE François Louis   13/03/1916 Maison-de-Champagne (51)
DERENNE Michel Auguste   07/05/1917
Ostel (02)
DERIEUX Pacifique      
DODARD Joseph      
DU BOISLOUVEAU Joseph      
DUBOIS Joseph Prosper   25/09/1914
Mont-Sans-Nom (51)
DUBOIS DIT LAFLEUR Anatole Auguste François   27/10/1915
Val-de-Vesle (Thuisy) (51)
DUPONT Alexandre      
DUPONT Joseph Armand Georges   10/10/1917
Samogneux (55)
DUPONT Joseph François Jean   11/04/1918
Castel-Rouvrel (80)
DUPONT Joseph Louis Edouard   11/11/1916 Sailly-Saillisel (80)
FÉRAULT Auguste      
FOUGERAY André Jean Marie Albert   05/10/1915 Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus (Beauséjour) (51)
FOUGERAY Jean Marie Auguste   19/07/1917
Moulin-sous-Touvent (60)
FRETIGNÉ Alexandre      
FRETIGNÉ Victor