La Guerre 1914-1918

 Commémoration du centenaire du début du conflit

de la 1ère guerre mondiale

 

 

La mobilisation Nationale

 

Le mardi 4 août 1914, les villages de France sont mobilisés, la Belgique et la France subissent l’envahissement des armées germaniques. Dans un message aux assemblées, le Président de la République Raymond POINTCARRÉ annonce que : « dans la guerre qui s'engage, la France [...] sera héroïquement défendue par tous ses fils, dont rien ne brisera devant l'ennemi l'union sacrée. »
« Globalement, l'Union sacrée c'est la décision spontanée d'oublier toutes les divisions et toutes les querelles au bénéfice d'une cause qui, très soudainement, apparaît comme la plus haute de toutes : la défense de la patrie que l'on estime injustement attaquée par un agresseur, lequel au surplus passe pour l' "ennemi héréditaire". Ce n'est pas la disparition des divergences, mais un accord pour les passer sous silence. [...] C'est un enthousiasme fragile, lié à la croyance en une guerre courte. Sur le plan pratique, l'union faisant la force, il faut taire la divergence des buts particuliers et mettre seulement en valeur un but suprême : la défense de la patrie. » .

 

Deux jours avant l'engagement de la France dans ce conflit, le dimanche 2 août, l'ordre de mobilisation est publié sur les frontons des mairies, relayé par les gardes champêtres.

 

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Les classes de conscrits engagées dans le conflits

 D'août 1914 à novembre 1918, la France mobilisa 8 700 000 soldats et marins, comprenant 33 classes d'âge, soit celles des hommes de 48-50 ans (classe 1886 ) à 20 ans (classe 1919).
Mais il faut distinguer les classes de la réserve et de la territoriale ( les "vieux" ) mobilisées (presque) en bloc au début de la guerre, les classes qui sont sous les drapeaux au moment de la guerre,et les jeunes classes. En août 1914, les 15 classes 1896 à 1910 (donc des hommes de 38 à 24 ans) sont mobilisées. De septembre à décembre 1914, c'est au tour des 4 classes antérieures 1892 à 1895 ( des hommes de 42 à 39 ans) . Les classes 1889 à 1891 (hommes de 43 à 45 ans) sont incorporées en mars-avril 1915 . Les classes 1886 à 1888 sont mobilisées un an après (ils ont donc en 1916 de 48 à 50 ans).
Les premières vagues des "vieux" viennent donc rejoindre les 3 classes sous les drapeaux au moment de la déclaration de guerre : classes 1911, 1912, 1913 (donc des jeunes de 21 à 23 ans ). Il faut se rappeler que c'est à 21 ans que l'on fait son service, d'une durée de 3 ans, mais que la classe est comptabilisée à 20 ans. Seul les pères de famille nés après 1866 et ayant 6 enfants ou plus n'étaient pas engagés dans l'armée, ainsi que les hommes n'ayant pas été incorporé suite à des problèmes physiques ou mentales.

A Saint Denis de Gastines, on estime qu'environ 1200 hommes ont été mobilisés (nés entre 1866 et 1899), l'impact de la guerre a touché chaque famille dyonisienne, un père, des frères, des fils, des oncles, des cousins...

Uniforme de soldat en 1914 (tenue hérité de 1870) Uniforme de soldat dès 1915

Uniforme de soldat en 1914 (tenue hérité de 1870)

Uniforme de soldat dès 1915

 

A Saint Denis de Gastines - 1914-1918

Le 25 septembre 1914, un hôpital militaire est créé à l'hôtel Chesnay, de 20 lits, les premiers blessés arrivent du front, en ambulance, les sœurs religieuses de la Charité procurent les soins. Dès le début, de la guerre, le besoin en chevaux se fait ressentir, l'armée est très peu motorisée, les déplacements se font principalement au pas de marche ou par train. Saint Denis de Gastines dispose d'un marché aux chevaux très important (Place bellevue), reconnu régionalement, l'armée réquisitionne les équidés qu'elle envoie sur le front par wagons de la gare communale. Dans son rôle offensif sur le champ de bataille, le cheval disparaît presque complètement, mais sa présence reste significative tout au long de la guerre, et environ huit millions participent au conflit. Son emploi se cantonne à la logistique, car il présente l'avantage d'être utilisable sur les terrains accidentés ou boueux, inaccessibles aux véhicules motorisés, et ne consomme pas de carburant alors que les besoins en charbon, essence et gaz dépassent largement la production. Les montures servent également dans la reconnaissance, tractent les ambulances et transportent du matériel et des messagers. Les deux marchés aux bestiaux (bœufs et porcs) permettent eux aussi le ravitaillement des armées par l'intermédiaire des abattoirs parisiens (La Villette). La gare fut une place incontournable dans l'histoire local de ce conflit, le lieu de départ des soldats dyonisiens mobilisés et pour certains le point de non-retour.

 

L'engagement de la Mayenne au sein de la guerre

A travers cette guerre, un régiment d'infanterie s'est illustré, le 330e, constitué dès août 1914, dont le casernement se situe à Mayenne. Il est issu du 130e Régiment d'Infanterie ; à la mobilisation, chaque régiment d'actifs met sur pied son régiment de réserve.

Le 330e R. I. est mobilisé à Mayenne le 4 août 1914. Le 130e actif quitte la garnison le 5 août pour Verdun, le régiment de réserve le suit de près, et le 330, embarqué le 9, arrive le 11 à Charny (6 kilomètres nord de Verdun). L'effectif est de 2.104 officiers et hommes de

troupe. Le lieutenant-colonel de Pigache de Sainte-Marie commande le régiment, avec le capitaine Bienaymé pour adjoint. Les deux bataillons sont commandés : le 5e par le commandant de la Porte, le 6e par le commandant Lesassier-Boisauné. Le régiment est

incorporé à la 108e brigade (général Buisson d'Armandy), 54° division de réserve (général Chailley). Le plan de mobilisation le range dans la IIIè Armée (général Ruffey), 3e groupe

de divisions de réserve (dénommée peu après 3e subdivision d'armée), sous les ordres du général Paul Durand.

 

La chronologie de la guerre 1914-1918 au cœur du 130e et 330e Régiment d'Infanterie

Préambule

A partir des extraits et transcriptions du journal des opérations et manœuvres du 330e R.I, cette chronologie historique n'a pas pour but de retranscrire l'intégralité de ce conflit, mais uniquement faire ressentir et s'imprégner des combats et comprendre l'évolution de cette guerre, qui est lié aussi à des actes particuliers et des lieux marqués par les empreintes et les éclats des différents bataillons et compagnies du régiment, sans oublier les innombrables victimes.

Août 1914- les premiers combats dans la Meuse (En Woëvre)

Dès la mi-août, dans la Meuse, des combats ont eu lieu, parmi les premiers morts, le 2ème classe Joseph GESBERT du 130e d'infanterie, 7ème compagnie, (à Mangiennes, au Nord de Verdun, le 12 août), un jeune dyonisien de 24 ans.

Le 330e se déplace dès le 14 août dans le département de la Meuse, à Moirey, Chaumont, Moulainville et Béchamps. La IIIè Armée a poursuivi le 22 août, sa marche vers le nord et a pénétré en Belgique. Le 330e se porte immédiatement en ligne sur le front à Vaudoncourt, et à Haudelaucourt (Meuse).

Le 23 août au petit jour, l'ennemi attaque à Audun-Ie-Roman (Meurthe-et-Moselle), le 330e reçoit l'ordre de résister devant Spincourt. Des compagnies de la division s'installent au parc du Château, où l'ambulance a été établie, on organise la position. Au même instant, des bataillons se sont échelonnées face à l'est, le long de la voie ferrée Spincourt-Haudelaucourt-Conflans. A 9 h 30,l'ennemi est signalé à proximité et des groupes de cavaliers battent en retraite. Les premiers obus tombent sur Spincourt. Des patrouilles se sont heurtées à l'ennemi et engagent le combat. La compagnie aidée de renfort se déploie et part à l'attaque, l'ennemi rentre dans le bois.

Après de nombreux combats et le bombardement des différents villages, en deux journées les pertes ont été rudes, le 330e a stoïquement reçu le baptême du feu. Le chiffre des pertes atteint près de 400 soldats : entre tués, disparus, et blessés pour la plupart et qui furent capturés par l'ennemi dans les journées suivantes, l'effectif du régiment est tombé à 1.672 soldats.

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1915 – La Guerre de position - 330e RI

Les trois premiers mois de 1915 voient s'opérer le jeu normal des relèves, tous les huit jours entre Watronville et le bois de Braquis. Chaque jour cependant, l'ennemi lance à travers bois ou sur les villages de l'arrière quelques rafales d'obus.

« 5 avril 1915. Ordre général, n°3. Demain 6 avril, la division de marche attaquera en direction générale Woël. Premier objectif ; croupe 233 ; le 330e R.I. à Muronvaux, en réserve de division. »

La tentative ne réussit pas, mais, grâce à la diversion de la brigade, le corps d'armée voisin

s'est emparé de la crête des Eparges. Les bataillons passent à tour de rôle huit jours en ligne et vont au repos à Moulainville. Le régiment occupe et organise le terrain conquis, le travail est pénible, les étapes de relève, longues et fatigantes, mais le secteur est calme, les crêtes sont à nous, d'où sécurité très grande et surveillance facile ; le séjour au bois dans le printemps qui vient, l'entrée en guerre de l'Italie, tout contribue à faire oublier les souffrances d'hier et le moral du régiment est merveilleux. Chaque jour cependant, l'ennemi lance à travers bois ou sur les villages de l'arrière quelques rafales d'obus.

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1916- Verdun et la Somme - 330e RI

1916 – Verdun (21 février au 16 décembre 1916)

 

Le lundi 21 février 1916, à 7 heures, l'attaque du Kronprinz se déclenche sur le front Nord de Verdun. Le front Est, tout d'abord, ne paraît pas très inquiété. Un prisonnier fait aux Bois Communaux par l'unité voisine (le 20e territorial) prétend tout ignorer de l'attaque encours et des projets de son régiment. Cependant devant les progrès de l'ennemi, le haut commandement a décidé de transporter la résistance au pied des Hauts-de-Meuse, et dans la nuit du 24 au 25 février, à 2 heures du matin,la division reçoit l'ordre d'évacuer la Woëvre. Les unités voisines se sont également repliées.

Les hommes sont aux emplacements même qu'ils fortifient depuis six mois : pas un pouce de terrain, pas un bouquet d'arbres qui ne leur soit familier. Les groupes ennemis qui cherchent à entrer sont obstinément rejetés hors du village. A Champlon, l'ennemi porte sa première attaque, le 26, après un bombardement par obus de gros calibre qui a bouleversé les lignes et les abris. Champlon reçoit le choc de tout un régiment, toutes communications sont coupées avec le bataillon et avec les unités voisines, une compagnie enfermée dans un îlot, se bat jusqu'au soir et succombe sous le nombre, l'ennemi n'ose encore aborder Fresnes de front, et le dimanche 27, il porte son attaque sur Manheulles avec une brigade entière. Maître des deux ailes, Champlon et Manheulles, l'ennemi commence alors sur le joli pays de Fresnes un bombardement sans arrêt, d'une violence inconnue ! Pendant quatre jours, écrasé sous l'amoncellement des ruines, privé de tout ravitaillement, le bataillon continue de « tenir ». Les villages de l'arrière ne sont pas épargnés.

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1917 - Les Combats de la cote 304 - La Champagne - 330e RI

1917 - Les Combats de la cote 304

 

Les sites du Mort-Homme et de la Cote 304 furent de véritables « batailles dans la bataille ». Le contrôle de ces buttes permettait de dominer le théâtre des opérations, d’où leur intérêt stratégique et la rudesse des combats qui s’y sont déroulés. Le site du Mort-Homme (ou  « côte 295 » car à 295 m d’altitude) est une butte à 2 km au nord de Chattancourt, sur la rive gauche de la Meuse. Après la prise du fort de Douaumont, le 25 février 1916, la progression allemande se voit très fortement ralentie par l’armée française. Un front est reconstitué. L’armée allemande décide alors d’attaquer par la rive gauche de la Meuse. La bataille va durer 10 jours, du 6 au 16 mars 1916. Elle sera finalement prise par les Allemands au terme d’une véritable boucherie les combattants des deux bords connaîtront toutes les souffrances. Les soldats français ne récupéreront le site que le 20 août 1917, au terme de longs mois meurtriers. Le secteur est devenu un désert, l’endroit a été tellement pilonné par les obus que la côte a perdu 12 m d’altitude ! Sur le site trône aujourd’hui le « monument du squelette ».L’armée allemande attaque ensuite, le 20 mars, la « cote 304 » à l'ouest, qui couvrait de son feu le Mort-Homme. Elle est située au cœur d’une forêt d’épicéas et de pins noirs. Jusqu’en avril, un déluge de feu s’abat sur les lignes françaises. 120 coups d’obus à la minute, en 6h c’est parfois 50 000 obus qui s’abattent sur le site. En juin, la 11ème division bavaroise atteint le sommet sans toutefois parvenir à contrôler l’ensemble de la butte. Les lignes sont si proches qu’un soldat français parti au ravitaillement se retrouve dans les lignes allemandes. Au total : 10 000 poilus y trouveront la mort.

 

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1918 – Vers la fin de la Guerre - 330e RI

 L'offensive allemande du 15 juillet 1918

 

De très nombreux indices ont laissé voir depuis quelque temps l'intention agressive de l'ennemi : ses observateurs de première ligne se multiplient; des bruits de voitures et de tracteurs se font entendre chaque nuit, les prisonniers refusent de répondre ; l'aviation signale des camouflages nouveaux et des amas de matériaux considérables.

 Le général Gouraud a dès le 7 juillet alerté son armée par son ordre fameux

« l'assaut sera rude ! Personne ne reculera !... »

Le régiment travaille avec plus d'ardeur que jamais, a organisé son terrain et, derrière lespremières lignes, les compagnies passent toutes les nuits à établir sur la position intermédiaire la barrière suprême où coûte que coûte on doit arrêter l'adversaire. Un peu avant l'heure de l'attaque, notre artillerie lourde en éveil depuis longtemps et copieusement fournie de munitions déchaîne sa contre-préparation : le bombardement ennemi formidable commence, et de Château-Thierry à la Main-de-Massiges la terre tremble ; le ciel est en feu. Tout le monde a mis son masque, les obus toxiques se mêlent aux percutants de tout calibre; les tranchées sont retournées et bouleversées, les pertes sont déjà sévères, mais on tient bon. Les deux sections laissées en première ligne ont pour mission de faire croire à une occupation dense en lançant des fusées et de prévenir, le moment venu, de l'attaque de l'infanterie Jusqu'à 3 h. 30, sous le martelage infernal du tir ennemi, les fusées montent et sur les positions intermédiaires les compagnies travaillent à renforcer leurs défenses ; les réseaux (tranchées) ont maintenant 12 mètres de large, les brèches sont bouchées à coup de chevaux de frise; les boyaux et les pistes sont barrés et obstrués, à 4 h. 5, dans le jour qui se lève, la section Rousseau sur la droite lance une fusée chenille ; c'est le signal convenu, l'infanterie sort de ses tranchées et vient se coller à terre tout contre la première ligne. Le barrage roulant commence d'une violence extrême et les vagues ennemies s'avancent. L'ennemi arrive aux réseaux et reste un instant décontenancé en trouvant la première ligne vide. Ils se ruent en avant et se heurtent à des affrontements. La division lance sa fusée drapeau, il est 5 h. 30. Sur tout le front, la fusillade éclate. Les bataillons déclenchent brusquement leur mousqueterie et les rafales de leurs mitrailleuses, les 75 chargés à mitraille rasent les têtes et vont jeter dans les rangs ennemis le désordre avec la mort. Pendant deux heures jusqu'à 7 h. 30 la lutte est effroyable. L'ennemi aborde la position intermédiaire par les quatre boyaux. L'ennemi, que ses pertes énormes paraissent avoir épuisé. Le ravitaillement n'a pu se faire, on mange sur place les vivres de réserve ; l'artillerie tire toujours mais on s'efforce encore de refaire les barrages et d'améliorer les emplacements de combat.

 

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Le 11 novembre 1918 – Signature de l'armistice.

L’armistice de 1918, signé le 11 novembre 1918 à 5 h 15, il marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre.

Le cessez-le-feu est effectif à onze heures, entraînant dans l'ensemble de la France des volées de cloches et des sonneries de clairons annonçant la fin d'une guerre qui a fait plus de 18 millions de morts et des millions d'invalides ou de mutilés. Les généraux allemands et alliés se réunissent dans un wagon-restaurant aménagé provenant du train d'État-Major du maréchal Foch, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne.

 

Plus tard, en 1919, à Versailles, sera signé le traité de Versailles.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 8 Février 1920 – Le Monument aux Morts

A Saint Denis de Gastines, le 8 février 1920, lors du conseil municipal, Mr le Maire, Paul D'Elchegoyen, expose une proposition pour l'érection d'un monument aux enfants de la commune morts pour la France. Après avoir obtenu les autorisations, le conseil adopte un modèle de monument, le vote du crédit nécessaire au paiement de la dépense, de l'acceptation, s'il y a une souscription au sein de la commune, et de l'emplacement du monument. Après délibération, à l'unanimité, «  le monument adopté sera celui proposé par Monsieur Bahin, marbrier à Laval, au prix de six mille francs, tous frais compris. Le monument sera en granite, surmonté d'une croix de guerre et entouré d'une grille. Le noms des enfants de la commune morts pour la France y seront gravés. Il porte la seule inscription suivante : Aux enfants de Saint-Denis-de-Gastines, morts pour la France. La commune ne votera aucun crédit nécessaire au paiement de la dépense. La commune acceptera toutes les souscriptions qui lui seront offertes pour l'érection du monument. Une liste de souscription sera ouverte à la mairie, de plus les conseillers désignés, visiteront les habitants de la commune et recevront leurs souscriptions. Le monument sera érigé dans le cimetière communal. Il n'y aura pas de caveau dans ses fondations ».

A la recherche du grand-oncle disparu pendant la guerre.

(Ouest-France vendredi 7 août 2009)

 

Quatre-vingt-douze après sa disparition, la famille Deniau a entrepris un voyage original, celui qui permet de remonter les aiguilles du temps, à la recherche de ce grand-oncle disparu au cours de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Elle a organisé une excursion qui lui permet de découvrir les hauts lieux de ce conflit meurtrier (Verdun, le chemin des dames), et d'explorer cette histoire familiale dramatique d'un combattant disparu parmi d'autres.

 

1916 le départ au front

 

Il s'appelait Jean-Marie Fougeray, né à Saint-Denis-de-Gastines, fils de fermier et demeurant au lieu-dit « La pivette ». Durant l'été 1916, le jeune homme participe en famille au traditionnel battage de la moisson. En voyant arriver le garde champêtre qui apporte l'ordre de mobilisation, son père décède subitement sur la batteuse (il avait déjà deux fils partis à la guerre).

 

Jean-Marie Fougeray en 1917

Un premier drame pour ce jeune homme, âgé à peine de 19 ans et à la destinée tragique. A peine l'enterrement célébré, Jean-Marie Fougeray part sur le front, dans les tranchées du chemin des Dames, lieu de la célèbre bataille de l'Aisne qui débute au printemps 1917. Le 19 juillet de la même année, il est signalé sa disparition, tel que le rapporte le Journal des marches et des opérations (JMO) du 65e régiment d'infanterie, près du lieu-dit « moulin-tous-vents » sur la commune de Gauchy dans le département de l'Aisne.

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A la mémoire des enfants morts pour la France

Les Poilus de la guerre 1914-1918

Parmi les plus vieux poilus de France, ayant une longévité de vie de plus de 100 ans, un ancien poilu dyonisien, Victor Coquin (20-06-1896 / 14-10-2002, 106 ans) : Habitant le Morbihan (56), il était né à Saint-Denis de Gastines (53). Il reçut la Légion d'honneur en novembre 1995.

 

A la mémoire des enfants morts pour la France

 

La France honore les enfants de la patrie qui ont participé à la Grande Guerre, et pour certain, à titre posthume, en remettant aux familles des médailles de guerre. Comme de nombreuses familles dyonisiennes, Michel Jean-Marie Béché, reçu à titre posthume, la médaille de la commémoration de la grande Guerre, la médaille militaire 1914-1918, la croix de guerre, la médaille de la victoire. Un soldat du 26e Régiment d'Infanterie Territoriale, mort au combat sur le terrain à Mouchy au Bois (Pas-de-Calais) le 9 octobre 1914.

 

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A Saint Denis de Gastines - Morts pour la France 1914-1918

140 soldats de la commune de Saint Denis de Gastines

 

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